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Francis Dannemark, Les agrandissements du ciel en bleu, roman, Robert Laffont, 1992.

L'été. Théo vient passer quelques semaines à Bruxelles qu'il a quitté depuis des années. La ville a rajeuni, les amis ont un peu vieilli. Entre les retrouvailles et les rencontres, Théo consacre beaucoup d'instants à écouter, dans un café où le temps passe autrement, la musique que joue un jazzman américain qui s'est installé dans cette ville étrange et séduisante où personne n'est étranger puisque tout le monde l'est. A la fin de l'été, Théo s'en ira, seul comme il est arrivé. Et plus tard, il reviendra, pour une femme autrefois perdue puis enfin retrouvée. Mais pour le moment, il ne sait rien ; il se promène en observant le mouvement des choses et des gens, qui scintillent comme du cristal taillé dans un rayon de soleil.

Extrait (télécharger l'extrait) :

  "À la fin du jour commence un autre jour, en noir et blanc et sur un rythme différent. C'est la porte ouverte à des images qui dansent, à des sons pleins d'échos, à des parfums qui font fermer les yeux. La mer est à cent kilomètres de la ville mais à cet instant, dans le vent qui vient de se lever, elle est à cent pas.
  Il s'arrête et respire lentement, et quand il rouvre les yeux, la nuit a vraiment commencé. Juin, les longues journées, les premières nuits douces, les promenades comme autrefois même si la ville s'est transformée. La lune s'est posée sur le flanc brillant d'un car dont les portes s'ouvrent et des gens sortent l'un après l'autre, ils parlent anglais et Théo se laisse bercer un moment par leurs voix.

  Il descend la rue. Les hôtels sont tous récents et entre eux des chantiers annoncent d'autres hôtels. Un peu plus bas, il s'arrête encore. A gauche, c'est la Grand-Place, à droite s'ouvrent les Galeries, moins de gens là, un saxophone vient de jouer les premières notes d'Angel Eyes."