Où l'on trouvera les livres publiés chez des éditeurs professionnels - ceux-ci sont en lettres grasses - mais aussi des plaquettes publiées
par l'auteur à tirage (parfois très) limité.
Premiers essais d'écriture : autour de 1967. Premiers poèmes et première revue littéraire autour de 1972
(à l'Institut Saint-Louis, à Bruxelles).
De 1976 à 1980, Francis Dannemark publie une revue de poésie, La Vigie des Minuits Polaires. En novembre 1976, il publie
Improbables stéréographes, des poèmes un peu alambiqués, suivis un peu plus tard, en janvier 1977, par Clous de girafe,
une plaquette minuscule qui doit plus à Tex Avery qu'à René Char. En octobre 1977, à l'initiative de Bernard Delvaille,
les éditions Seghers publient les poèmes d'Heures locales, dont quelques pièces, les plus simples, sont encore lisibles.
Encore une plaquette, Lolita Express, puis, en mai 1978, les éditions Le Castor Astral font paraître Antarctique,
des poèmes "art & essai" qui manquent de chaleur, mais c'était une époque comme ça. C'était aussi une époque florissante pour
les revues littéraires ; FDK collabore à bon nombre d'entre elles, lit des textes dans les nombreuses "Nuits de la poésie" qui
s'organisent ici et là.
En 1979 et 1980 paraissent de nombreux petits livres dont certains textes seront repris dans des recueils publiés
ultérieurement : Périmètre de course, Garden party, Pièces, Road to Cairo, Distances, La nuit a surgi très noire, Passages parallèles,... Ces plaquettes
sont souvent le fruit de collaborations (photos, dessins ou textes de Nathalie Jancart, Dominique et Claude Mortier, Martin
Vaughn-James, Sarah McCoy, Jean-Claude Schliwinski, Bernard Kerger, Etienne Reunis,...)
Après avoir longtemps prétendu qu'il n'écrirait jamais de romans, Francis Dannemark a envie d'en écrire un, sans doute parce
que ses poèmes se sont mis à raconter des histoires et qu'il veut plus d'espace. Le voyage à plus d'un titre, écrit entre
septembre 1979 et mars 1980, paraît chez Robert Laffont en avril 1981, grâce à Martin Melkonian et à Michel-Claude Jalard.
Ce dernier sera, chez Laffont, l'éditeur des romans de FDK jusqu'en 1993.
Toujours en 1981, Dominique Bedou, éditeur à Gourdon (Lot), publie le recueil Périmètres. C'est lui aussi qui,
fin 1983, éditera Les eaux territoriales. Entre-temps aura paru, chez Laffont, le roman La nuit est la dernière image
(septembre 1982). Ce roman et le précédent fourniront la matière d'une pièce de théâtre, La dernière image d'un film rêvé,
conçue par l'Hypothésarts et jouée durant l'automne 1984 à Bruxelles, au moment où paraissent les Mémoires d'un ange maladroit,
troisième roman chez Laffont.
Jusque fin 1987, silence, la roue tourne. Francis Dannemark refait surface en octobre de cette année-là avec des "caribous",
petits textes philosophico-comiques. Les caribous sont impertinents et tendres. Se souvenant qu'il avait voulu être zoologiste,
FDK les adopte. Ils se rassemblent en Passage de caribous et Message de caribous (1987) pour donner les Caribous nouveaux en 1989,
le Retour de caribous en 1991 et le Déplacement de caribous (fin 1991).
1987 voit aussi paraître la traduction néerlandaise des Mémoires d'un ange maladroit : De onhandige engel, chez Manteau.
1988 : un nouveau roman chez Laffont. Il s'intitule L'hiver ailleurs. Dans le même volume, sous le titre de
Sans nouvelles du paradis, on trouve de brèves nouvelles, quelques poèmes, des chroniques (et quelques caribous).
Les poèmes d'Une saison de grands vents paraissent en avril 1990, pendant que FDK, entre deux portes et sur un coin de table,
écrit Choses qu'on dit la nuit entre deux villes. Ce roman paraît chez Laffont en janvier 1991. A la grande surprise de son
auteur, il reçoit le prix Charles Plisnier et, en 1993, le Prix franco-belge des lycéens (attribué simultanément à Daniel Pennac).
En 1995, Vincent Smetana en tirera une pièce de théâtre interprétée à l'Espace Senghor (Bruxelles) par Pietro Pizzuti et Delphine
Salkin, avec une musique originale du pianiste de jazz Eric Legnini.
En avril 1994, les éditions Zulma publient Zone de perturbations, un roman érotique qu'ont écrit ensemble FDK et Etienne
Reunis. En mars 1995, les éditions Cadex publient deux volumes : La tombe d'un jeu d'enfant, recueil de petits textes en prose
écrits en 87-88 à la suite de Sans nouvelles du paradis, et Dans les jardins mouillés, qui rassemble quelques poèmes écrits
durant l'automne 1994, alors que FDK était écrivain en résidence à l'Université d'Artois. Comme L'incomparable promenade, ce
livre est illustré par Teddy Magnus.
En 1995, FDK commence à organiser des festivals littéraires transfrontaliers et internationaux.
Janvier 1996 voit paraître Le dernier qui sort du siècle éteint les autoroutes et ferme la porte, petit recueil de poèmes
écrits par FDK et les amis qu'il a invités pour la circonstance, Xavier Deutsch, Etienne Reunis et Thomas Gunzig.
En mars 1997 paraissent, chez Cadex, avec des photos de Valérie Smith, les Poèmes et lettres d'amour.
En mars 1998, les éditions Le Castor Astral publient simultanément deux nouveaux romans, Qu'il pleuve (écrit en 94-95)
et La grève des archéologues (écrit en 97).
Dans cette même maison, FDK crée avec Jean-Yves Reuzeau une collection baptisée "Escales du Nord ". Premiers titres publiés,
en septembre 1998 : Le livre des Rabinovitch de Philippe Blasband et l'anthologie de nouvelles Frontière belge '98, bientôt
suivis par d'autres.
Chez Cadex paraissent deux livres au début de l'année1999 : un conte, La traversée des grandes eaux et un recueil intitulé
Le jour se lève encore (comprenant une nouvelle de FDK, une nouvelle de Réjane Peigny et un texte écrit à quatre mains).
Au printemps, FDK fonde les associations Escales des lettres à Bruxelles et à Arras.
En 1999 paraît encore, au Castor Astral, une version revue des Mémoires d'un ange maladroit. Paraît également,
chez Avagliano, la traduction italienne de La grève des archéologues (Cicatrici di pietra, traduction de Stefania Ricciardi).
En avril 2001, toujours au Castor Astral, paraît une romance (écrite en janvier de la même année), Bel amour, chambre 204.
La longue course (Poèmes 1975-2000) reçoit le Prix Maurice-Carême 2001 en mai.
En février 2002, les éditions Cadex publient 33 voix, un recueil de poèmes en français accompagnés chacun d'une
traduction dans une langue différente. La préface est de Xavier Hanotte. Les poèmes, hormis 5 inédits, sont des extraits,
parfois retouchés, de La longue course. En avril, FDK les lit en compagnie de lectrices polyglottes et avec Charles Loos au
piano à La Monnaie (Bruxelles, dans le cadre du festival Het Groot Beschrijf).
En janvier 2003 paraît, chez Belfond, le roman Les petites voix, écrit en juillet 2002.
A partir du mois de mai, avec Didier Platteau, Régine Vandamme et Chris De Becker, il prépare la création d'une nouvelle
collection, les "Carnets littéraires", à paraître en 2004 chez Estuaire. De septembre à décembre, après la canicule,
il écrit L'homme de septembre.
En février et en mars 2004, il écrit de nouveaux poèmes. S'y ajoutent des textes en prose, pour former finalement un " carnet ",
intitulé Une fraction d'éternité.
De juillet à décembre 2004, avec l'aide de quelques amis (en particulier Marnix Vincent), FDK prépare une anthologie de
la poésie belge. Un vieux rêve : proposer côte à côte des poètes francophones et flamands du XXè siècle,
dans une anthologie qui ne soit ni historique ni exhaustive. Pour le dire autrement : ouvrir au public une collection
personnelle de poèmes (et d'aphorismes) de qualité retenus parce qu'ils sont lisibles aujourd'hui, sans mode d'emploi,
sans notices explicatives. Une sorte de "poetry is alive and well, and living in Belgium".
Cette anthologie, Ici on parle flamand & français, sortira
aux éditions Le Castor Astral en mars 2005.
Une version revue et corrigée de La longue promenade avec un cheval mort est
le premier titre de la collection de poche " Millésimes " que crée Le Castor Astral en octobre 2005.
En mai 2006 paraît Zoologie, qui rassemble des fables et de courts récits, illustrés par
Chris De Becker, et le conte La traversée des grandes eaux, illustré par Noé, le plus jeune fils de Francis Dannemark.
Les fables & récits de ce volume sont des versions revues et corrigées de textes parus précédemment (dans Sans nouvelles du paradis et La tombe d'un jeu d'enfant).
Ce même mois voit la parution dans la collection " Millésimes " d'une version revue, corrigée et à vrai dire
entièrement rénovée, du roman Choses qu'on dit la nuit entre deux villes.
En novembre 2006 paraît chez P. Uitgeverij, à Leuven, un choix de poèmes traduits en néerlandais par Hilde
Keteleer : Een fractie eeuwigheid.
En juin 2007, c'est au tour du roman La nuit est la dernière image d'être revu et corrigé. Il reparaît dans
la collection " Millésimes " vingt-cinq ans après sa première sortie, chez Robert Laffont.
Et c'est chez Robert Laffont que paraît, en septembre 2007, le roman Le grand jardin.
Ce sont là d'heureuses retrouvailles avec la maison qui a publié les sept premiers romans de Francis Dannemark, entre 1981 et 1993.