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Note

Naissance du monde

Fin de l’Occident, naissance du monde : tel est le titre de l’essai que vient de publier Hervé Kempf aux éditions du Seuil. Kempf est l’auteur d’une chronique hebdomadaire dans le domaine de l’environnement pour le journal Le Monde. Je ne savais rien de lui, de son travail. Et j’avoue que j’ai oublié  ce qui m’a décidé à acheter son ouvrage. Mais je me réjouis profondément de l’avoir fait. C’est un essai très court (cent trente pages), aussi clair que rigoureux. Pas d’avalanches de chiffres, pas de jargon, pas de formules journalistiques qui sautent aux yeux. Si l’on s’inquiète devant l’état du monde et si l’on est fatigué des pseudo-explications fournies en hâte par les grands médias, voilà la meilleure réflexion que je connaisse sur le sujet.

Le livre en quelques mots :

« Cessons de nous raconter des histoires sur « la crise » !

Et regardons de face le cœur du problème qui se pose à la société humaine en ce début du XXIe siècle : les contraintes écologiques interdisent que le niveau de vie occidental se généralise à l’échelle du monde. Il devra donc baisser pour que chacun ait sa juste part. Autrement dit, l’appauvrissement matériel de l’Occident est inéluctable.

Comment allons-nous vivre cette mutation : en changeant nos sociétés pour nous adapter au mieux à ce nouveau monde, ou en nous opposant au sens de l’histoire, au prix d’un déchaînement de la violence ?

Déjà en cours de traduction dans plusieurs langues, ce récit phosphorescent d’idées originales prend comme fil conducteur les tribulations de l’humanité depuis son apparition sur terre. Captivant et à rebours du discours dominant, il nous invite à une dérangeante lucidité. Mais ce livre est également habité par un optimisme communicatif : oui, un nouveau monde est possible. »

Pour ma part, parmi d’autres phrases, j’ai relevé celle-ci qui me touche particulièrement : « Moins de biens, plus de liens. »

Quand verrons-nous, au sein de la classe politique, pathétiquement inféodée aux vrais maîtres du monde que sont les financiers, des gens comme Hervé Kempf?

 

 

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