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Note

Gregory La Cava (2)

On peut penser toutes sortes de choses du secteur de la réédition cinématographique en France – et envier les cinéphiles anglais et américains. Un exemple parmi tant d’autres : la seule édition française du Salaire de la peur de Clouzot, classique parmi les classiques, est une version colorisée… La version originale, quant à elle, est disponible aux Etats-Unis et en Angleterre. Heureusement, en France, il y a les éditions Montparnasse et, notamment, leur formidable collection RKO. Bien sûr, certains des films qu’ils proposent existent aux Etats-Unis dans des versions où la qualité de l’image est supérieure mais ils offrent aussi des films introuvables ailleurs! Parmi les nouveautés de leur merveilleux catalogue, on trouve un Cukor très bien coté que je me réjouis d’enfin découvrir, What Price Hollywood?, et un La Cava de 1932, The Half Naked Truth. En un mot comme en cent, bravo aux éditions Montparnasse! (On peut ajouter que contrairement à d’autres éditeurs français de films anciens, qui pratiquent parfois des tarifs exorbitants, ils proposent, eux, leurs DVD à 10 euros.)

Surprise : sur un site espagnol, j’ai trouvé un excellent article (en anglais) sur Gregory La Cava. Je ne résiste pas à l’envie d’en reproduire un extrait :

« During the re-evaluation of American commercial cinema that started with the Cahiers group in the 1950s and culminated for many American fans with Sarris’ American Cinema rankings, La Cava was not properly isolated as the author of his films. Sarris, in particular, did not help the director by referring to his “delicate touch,” the implication being that it was ultimately only a touch. Disciples of Cahiers and of Sarris — and there were many — who might have done more extensive study of La Cava were signaled to file him away for possible later research as not much more than another intelligent studio craftsman.

Another reason these critics misread La Cava is the fact that he is as much a “woman’s director” as George Cukor, and many of his best films — Bed of RosesMy Man GodfreyStage DoorPrimrose Path — show the woman (sometimes a group of women) as the emotional and often moral center, with callous or unevolved men having to be shown the way to feeling by the stronger woman. The bias in Sarris and particularly in the Cahiers group toward male-centered worlds — noirs, westerns, and action pictures of the Hawks / Ford / Walsh variety — would automatically relegate a director like La Cava to second rank.

A third reason for La Cava’s undeserved obscurity is his visual style. Unlike, for example, von Sternberg or FullerLa Cava is no flashy formalist. He uses the visuals — framing, lighting, angles — strictly in the service of the characters and what they need to express. Not that he isn’t capable of flourishes, as the bravura scenes of Andrea Leeds’ suicide in Stage Door and the department store window sequence in She Married Her Boss show. And his sparing use of close-ups for maximum emotional impact is both resonant and economical. »

Stage Door (Pension d’artistes)Fifth Avenue Girl (La fille de la cinquième avenue),  Primrose Path et The Half Naked Truth sont disponibles dans la collection RKO. Les deux premiers sont des films à ne pas manquer. Et l’incontournable My Man Godfrey (Mon homme Godfrey) a été réédité par Wild Side Video (qui a aussi un beau catalogue – mais des prix souvent excessifs) et il en existe une bonne version (deux fois moins chère), encore disponible chez  Lancaster. Enjoy!


1 Commentaire ↓

Une réponse à “Gregory La Cava (2)”

  1. gilda 6 septembre 2012 à 9 h 05 min #

    Comme d’habitude, tu donnes envie. Au passage, même sans connaître les films, l’explication de la relégation (de La Cava) est intéressante, c’est le même mécanisme dans d’autres domaines aussi.

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