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Note

Tous ces films dont j’aurais pu dire un mot…

Les jours filent et raccourcissent, les soucis ne filent pas mais s’accumulent. Mince alors (dis-je du haut de mes 58 kilos…) Et d’après ce que je vois autour de moi, les soucis ont un succès fou, ils prolifèrent et se propagent. Mais la lumière de ces premiers jours de septembre est magnifique et ce qu’elle fait aux arbres en traversant leur feuillage encore dense ne cesse de m’enchanter.

Des films aussi m’ont enchanté. Je me rends compte que je n’en ai évoqué aucun depuis des jours et des jours. Pourtant, j’en ai vu pas mal, profitant du calme relatif de la fin du mois d’août. Mais je ne sais plus par où commencer. Disons que je suis un peu fatigué. Je vais néanmoins donner la liste de ceux que j’ai vus ou revus récemment. Ils ont été réalisés entre 1933 et 2011. C’est parti : Mad Dog and Glory / Out of Africa / South Pacific / Casino / The Cooler / The Ship of Fools / Detour / Primrose Path / A Little Princess / The Big White / The Invisible Man / The Wedding Date / La femme de Gilles / Inherit the Wind / Et si on vivait tous ensemble? / Far from Heaven.

Petits commentaires en vitesse ? Il y a deux films qui se déroulent à Las Vegas, dans les coulisses des casinos. Casino, de Scorsese, est vraiment long (près de trois heures) et vraiment pas très bon. Je voulais le voir, je l’ai vu, je suis déçu. Pour me consoler, j’ai revu le formidable Cooler de Wayne Kramer, avec William H. Macy, Maria Bello et Alec Baldwin, qui, sous ses airs tranquilles, réussit à être plus inquiétant que tous les gangsters du film de Scorsese réunis. Un chef-d’oeuvre méconnu! C’est l’histoire d’un type malchanceux dont le job consiste à porter la poisse aux trop gros gagneurs du casino que dirige un de ses copains d’enfance. C’est un conte de fées (donc il y a des dragons et des périls terribles), c’est aussi une romance. C’est parfois glauque, parfois lumineux. C’est plein de violence (mais sans un poil de cette violence complaisante que l’on trouve à tous les coins de films) et plein de tendresse.

Juste un mot pour dire que Et si on vivait tous ensemble?, dont je craignais qu’il soit un de ces films français vite faits mal faits comme il y en a tant, a été une belle surprise. Il n’est pas sans défauts mais il a un charme fou, il sonne juste d’un bout à l’autre et tous les acteurs sont épatants (Bedos, Jane Fonda, Pierre Richard, Claude Rich, Geraldine Chaplin).

Une envie de couleurs pour préparer l’automne? Il faut voir ou revoir South Pacific, le film de Joshua Logan tiré du spectacle de Rodgers et Hammerstein. C’est un gigantesque bonbon comme on n’en fait plus. Le Technicolor s’y déploie dans toute son éblouissante splendeur. Un des très grands succès populaires de la fin des années 50, ce film n’a pas trop la cote auprès des critiques et il est bien oublié. Mais quel bonheur de s’y glisser un dimanche après-midi de pluie et de se laisser emporter par de merveilleuses chansons en regardant le ciel immense du Pacifique Sud. (Je n’ai rien dit des maillots de bain. Vous verrez vous-mêmes dans l’extrait que j’ai choisi sur YouTube…)

Mais le temps passe. Je parlerai des autres films une autre fois.

 

2 Commentaires ↓

2 réponses à “Tous ces films dont j’aurais pu dire un mot…”

  1. Florence 5 septembre 2012 à 9 h 43 min #

    Oh, ça m’étonne pour Casino ! Je l’avais vu à 13 ans, peu après sa sortie, et c’est un film qui m’avait vraiment marquée (surtout la scène où Joe Pesci se retrouve en terre) et encore aujourd’hui, quand il repasse à la télé, j’apprécie toujours d’en revoir des extraits. Peut-être parce que c’est un film dans la même veine mafieuse que Les affranchis, ou parce que c’est inspiré d’une histoire vraie, je ne sais pas … Mais bon, les goûts et les couleurs … dépendent parfois beaucoup du contexte sans doute.

    • francis dannemark 5 septembre 2012 à 14 h 01 min #

      Tu le dis toi-même : c’est un film dont on peut revoir des extraits. Il y a en effet quelques scènes impressionnantes. Mais, si on compare ce film à « GoodFellas », sorti cinq ans plus tôt (Les affranchis) du même Scorsese, je vois mal comment sauver ce « Casino » qui se traîne terriblement et qui a tout l’air d’un duplicata de l’autre. Pour ma part, la seule chose qui m’a plu, c’est la prestation de Sharon Stone. Si tu ne connais pas « The Cooler », regarde-le et tu m’en diras des nouvelles!
      P.S. : Avec le temps, je sens hélas que j’aime moins le cinéma de Scorsese. Sa fascination pour la violence me fatigue. Il est très brillant, c’est vrai, mais je commence à me demander ce qu’il a vraiment à raconter. Si je devais garder trois films de lui, ce seraient « Raging Bull », « The Age of Innocence » (revu récemment avec un grand bonheur) et son extraordinaire documentaire sur Bob Dylan, « No Direction Home ».

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