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Note

Ciné-club, comédie & mélo

Au départ, les soirées qui se passaient devant l’écran ne portaient pas le nom de ciné-club. C’était en 2009 et je faisais découvrir à deux jeunes stagiaires fascinées le monde de la comédie musicale des années 30. Coralie et Aline sont parties mais pas l’envie de partager ma passion pour le cinéma d’autrefois (et le cinéma en général), avec quelques amis et amies cette fois, et sous le label « ciné-club », qui nous plaisait bien. Longtemps, c’est le domaine de la comédie qui a eu toutes nos faveurs. Mais comme  les dames aiment encore et toujours les histoires d’amour, je leur en ai proposé. De la comédie romantique au mélodrame, il n’y avait qu’un pas. Je l’avoue volontiers : a priori, le mélodrame n’est pas ma tasse de thé et c’est un genre que je négligeais depuis… disons très longtemps. A tort! Quel bonheur cela a été de revoir Camille (Le roman de Marguerite Gautier) et Little Women de George Cukor, Jezebel (L’insoumise) de William Wyler, Love Affair (Elle et lui) de Leo McCarey ou All That Heaven Allows (Tout ce que le ciel permet) de Douglas Sirk! Et de découvrir enfin Now, Voyager (Une femme cherche son destin) d’Irving Rapper, avec Bette Davis, ou Random Harvest (Prisonniers du passé) de Mervyn LeRoy, avec Ronald Colman et Greer Garson!

Sérieux ou flamboyant, le mélodrame réserve de belles surprises. Hier, nous avons découvert The Four Horsemen of the Apocalpyse (Les quatre cavaliers de l’Apocalypse), non pas la version qui a rendu célèbre Rudolph Valentino en 1921, mais celle qu’a réalisée Vincente Minnelli en 1962. Je m’étais toujours demandé ce que valait ce film, fort décrié par la critique aux Etats-Unis, et qui avait été un échec sévère auprès du public de l’époque. Patrick Brion, parmi d’autres cinéphiles français, en avait dit, quant à lui, le plus grand bien et lui avait accordé une belle place dans son ouvrage sur Le cinéma de guerre. C’est lui qui m’a donné envie d’aller à la recherche de ce « grand poème baroque »  et je lui en suis reconnaissant. Un flair visuel hors du commun (et un travail sur la couleur comme on n’en voit guère), un montage exemplaire, une partition musicale extravagante et puissante, des décors remarquables, des scènes mémorables, une tension prolongée de main de maître… : ces Quatre cavaliers nous ont offert deux heures et demie de grand bonheur cinématographique. (Pas d’extrait significatif sur YouTube – mais on trouve le DVD pour deux fois rien sur Amazon.fr)

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